abFab Il y a 168 jours
L'article parle essentiellement de zique électronique. Mais c'est toujours bon de rappeler le bon souvenir d'Ada Lovelace...
"Ignorées, méconnues ou parfois même méprisées, de nombreuses femmes ont participé depuis le début du 20e siècle à la grande aventure de la musique électronique. A l’heure où l’on redécouvre les œuvres des Britanniques Delia Derbyshire et Daphne Oram, ainsi qu’une grande partie de l’électronique primitive des années 50 à 70, voici l’histoire de quelques artistes injustement oubliées.
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Pourtant, au sein de la scène anglaise, deux figures ont été récemment exhumées du passé et de l’oubli. Daphne Oram et Delia Derbyshire, les personnalités les plus créatives et les plus inspirées du BBC Radiophonic Workshop, l’atelier de création radiophonique de la célèbre station britannique, ont chacune eu droit à leurs compilations historiques et respectives, rendant hommage à leur formidable travail de recherche et d’invention, mené au cours des années 60 et 70.
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Deux éclaireuses : Ada Lovelace et Johanna Beyer
L’une des grandes difficultés dont ont souffert, et souffrent encore, certaines femmes, c’est l’absence, ou plutôt l’ignorance, de modèles ou d’éclaireuses, qui guideraient leurs premiers pas dans l’univers si souvent techniciste et masculin des arts et des sciences. Alors s’il faut trouver deux marraines à ces aventurières du son et des techniques, Ada Lovelace et Johanna Beyer semblent incarner des figures idéales dont pourraient se revendiquer les artistes actuelles.
Augusta ‘Ada’ King (1815-1852), comtesse de Lovelace, passionnée de mathématique et fille du célèbre poète romantique Lord Byron, est en effet considérée comme l’auteure du premier programme informatique (le langage Ada a d’ailleurs été baptisé en son honneur). Cette « analyste et métaphysicienne », comme elle aimait à se désigner, développa, au cours des années 1842 et 43, les recherches du scientifique anglais disparu, Charles Babbage, consacrées à une future machine analytique (« The Analytical Engine »), première ébauche des calculateurs qui verront le jour plus d’un siècle plus tard, au début de l’épopée de l’informatique. Saisissant le plein potentiel de l’ordinateur, Lady Byron avait d’ailleurs imaginé dans son mémoire que sa machine soit « capable de composer des pièces musicales d’une valeur et d’une complexité sans limite », annonçant ainsi, avec plus d’un siècle d’avance, l’avènement des logiciels de musique assistée par ordinateur.
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