abFab Il y a 276 jours
"[...]En raison des régimes autoritaires ou dictatoriaux locaux et des pressions morales et religieuses, la répression contre ce genre musical a souvent été féroce, avec parfois des peines de prison à la clef. Au Maroc, les musiciens de Reborn, l’un des premiers groupes de metal local et l’un des plus populaires de l’époque, ont ainsi été arrêtés, encourant des peines de prison pour « satanisme » [3]. De même en Égypte, où des groupes populaires chez les jeunes avant la révolution comme Bliss, Wyvern, Hate Suffocation, Scarab, Brutus ou Massive Scar Era, ont été l’objet de pressions et de menaces constantes de la part des Moukhabarat, la police secrète de Moubarak. Au Liban, des musiciens de metal ou de punk ont été emprisonnés à plusieurs reprises, notamment en 2003 avec l’arrestation d’un groupe de fans de metal pour leur prétendue appartenance à un « culte sataniste » et pour « relations sexuelles avec un cadavre ». En Iran, également, les persécutions par des milices Bassidj’is et par la Vevak (police politique) contre des musiciens de la scène metal, punk, rock ou rap perdurent. En 2010, une dizaine de jeunes rappeurs ont ainsi été arrêtés pour avoir tenté de monter un label et un studio d’enregistrement indépendants [4]. Idem en Syrie où les groupes organisent des « concerts privés » pour échapper a la censure et aux arrestations de la police politique. Enfin, au Pakistan, les groupes metal se voient souvent interdire de concert, malgré une scène hyperactive et enviée par les fans de l’Inde voisine pour sa diversité musicale.[...]"
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